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20/05/2008

... and the City

918410679.jpgLe mot “Sexe” placardé dans toutes les rues de la ville Sainte pourrait choquer les âmes sensibles. L’affiche du film s’est faite interdire à Jérusalem, mais aussi à Petah Tiqwa, une ville se situant à proximité de Tel Aviv.

 
A la place, on pourra lire « … and the City »

 
Forum Films, les distributeurs du film, sont furieux. Le porte-parole de la compagnie a déclaré : « cette nouvelle nous a choqué. Ce n’est que le nom du film. Il est ridicule de nous interdire de faire de la publicité alors que c’est le nom du produit ».

 
Maximedia, l’entreprise qui s’occupe de l’affichage a conclu un accord avec la municipalité de Jérusalem. Elle s’est engagée à ne pas afficher des campagnes pouvant offenser la population, qui il faut le rappeler, est composée d’ultra-orthodoxes, de Chrétiens, et de Musulmans religieux.   

 
Il faudra donc se rendre dans les autres villes israéliennes pour pouvoir lire les trois lettres diaboliques et apprécier le titre original des aventures des quatre new-yorkaises.

12/05/2008

Les 60 ans. 2e partie : Tel Aviv

  Il est minuit. Nous prenons le sherout, le petit taxi jaune contenant 10 personnes qui relie Jérusalem à Tel Aviv. Les shérout sont bien pratiques, ils évitent l’attente des bus, et permettent  de se déplacer tard le soir quand il n’y a plus de transports en commun entre les deux grandes villes israéliennes. Dans le sherout, il n’y que des juifs Falashas éthiopiens complètement saouls qui chantent à tue-tête au son des musiques de leur téléphones portables.

 A Tel Aviv, il fait toujours chaud, même à 1h. Un deuxième shérout et nous arrivons devant une boîte de nuit underground dans un quartier un peu industriel.  Il y a trois étages avec des ambiances différentes : house, électro..Il y a beaucoup de monde, mais les gens dansent à peine, ils ont tous leurs verres à la main, discutent, bougent un peu. Mais il manque quelque chose à l’ambiance, une sorte de grain de folie.

 Changement de boîte de nuit. Cette fois on se retrouve dans une soirée tout en haut d’un building, sur une grande terrasse à ciel ouvert. La vue sur tout Tel Aviv est magnifique. On y passe Bob Sinclar, David Guetta. L’ambiance est classe et trendy, la musique commerciale. On y ressent une sorte d’insouciance et d’indifférence à tout.

 A 5h du matin, les rues de Tel Aviv sont toujours vivantes. Tout le monde se promène dehors. Un ami israélien erre avec ses amis dans la rue Ben Yehuda. Il m’envoie un message et me dit « cette nuit est vraiment bizarre ». C’est que, il y a tellement de soirées, tellement de possibilité de faire la fête en cette nuit de célébration nationale que finalement tout le monde ne va nulle part et chacun reste dans la rue, à errer, à boire des coups aux terrasses ou sur la plage. Mais rien de tellement grandiose au final. Beaucoup de jeunes israéliens considèrent que c’est finalement une soirée comme une autre, et qu’ils se sentent « obligés de faire la fête jusqu’à 5h du matin », un peu comme le soir de la Saint Sylvestre.

 A 6h du matin, dans un café très connu à l’angle de Rodschild et Hallenby où ils servent les meilleurs œufs de Tel Aviv, les derniers fêtards prennent leur petit déjeuner avant tout le monde. Groupes de copains, couples, il n’y a pratiquement que des jeunes. Un couple se dispute même au milieu des tables, et les voisins, captivés, prennent part à la discussion.  

 Le lendemain, à midi, la plage et le bord de mer de Tel Aviv sont déjà bondées par les passants venus assister au spectacle de la Marine et de l’armée de l’air. Chacun a ramené son pique-nique, son appareil photo et ses lunettes de soleil. On y voit défiler un sous-marin, des avions de chasse, des drones, des avions ravitailleurs, mais aussi des dizaines de parachutistes fendant le ciel bleu immaculé. Ils atterrissent un par un dans un coin de la plage spécialement gardé pour eux. L’un d’eux s’écrase même dans la foule, causant de nombreux blessés. Tous les journaux du lendemain parleront de cet accident. Durant tout le spectacle, un speaker énonce en hébreu, puis en anglais le nom des engins et leurs rôles, suivis de « Oh !! » et de « Ah !! » et d’applaudissements.  La foule est subjuguée par le spectacle militaire, les citoyens/spectateurs, enthousiastes et ainsi rassurés. 

10/05/2008

Les 60 ans. 1ère partie : Jérusalem

La soirée commence dans l’appartement d’Hannah, une juive messianique originaire du Danemark. On est venu chez elle car de sa terrasse, elle a une vue imprenable sur toute la ville. La cérémonie des 60 ans qui a lieu dans les jardins du mont Herzl, où sont enterrées toutes les grandes figures politiques israéliennes, est retransmise sur quasiment toutes les chaînes.

 Les israéliens qui sont à mes côtés regardent l’émission avec grande attention, littéralement captivés par le spectacle. Ma voisine de 30 ans me dit : « c’est le dernier grand anniversaire d’Israël où sont présents des gens qui étaient là en 1948 ». Elle est visiblement émue. Elle se souvient du dernier grand anniversaire, les 50 ans.  « J’étais jeune, je venais juste de finir le service militaire. J’avais juste fait la fête toute la nuit avec mes potes mais je me rendais pas vraiment compte de ce que ça représentait. J’étais complètement insouciante. Là, c’est différent, c’est vraiment la dernière fois que les pionniers seront là ». A la télé, l’armée de l’air et la marine israélienne se passent le flambeaux. Les enfants font le show, ils dansent devant les milliers de spectateurs. Puis, au détour de deux plans, on voit le visage de Tony Blair dans la foule. Les enfants se rassemblent pour former le mot « shalom », la paix en hébreu.   

 A la fin de la célébration, le premier feu d’artifice illumine le ciel de Jérusalem. On se doit se dépêcher, quelques dizaines de minutes plus tard, le spectacle de son et lumière va débuter dans le centre ville.  Les rues sont bondées, il y a des embouteillages partout.

 A Jaffa street, la rue principale de Jérusalem, tous les habitants sont réunis dans une célébration joyeuse et bruyante. Jeunes, personnes âgées, couples, ultra-orthodoxes, soldats de Tsahal, toutes les franges de la population sont présentes. Le drapeau israélien flotte dans la foule. Les rayons lasers verts dessinent le visage de David Ben Gourion, le Père fondateur de l’Etat d’Israël, puis encore une fois le mot « Shalom ». Un autre feu d’artifice éclate. Il est 22h30 et la soirée ne fait que commencer en Israël.

09/05/2008

LES 60 ANS EN IMAGES

Plongée au coeur des 60 ans d'Israël, entre Tel Aviv, Latroun et Jérusalem...


 



Pour voir les images en grand format avec leurs descriptions, elles se trouvent dans l'album du même nom

18:59 Publié dans Reportage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israël

22/04/2008

La bizarrerie du supermarché vide...

Toutes les allées sont recouvertes de vastes bâches blanches, donnant l’impression que l’énorme supermarché du quartier de Talpiot est sur le point de mettre la clé sous la porte. D’habitude, vers 16h, l’hyper est bondé de toutes ces familles ultra-orthodoxes qui viennent remplir des cadis entiers, transformant les queues aux caisses en attente solitaire et interminable pouvant atteindre les 40 minutes.

Ce jour-là, il n’y a pratiquement personne, l’espace sous-terrain est étrangement silencieux, seules quelques femmes remplissent leurs cadis de lessive, d’huile d’olive ou de lait. Impossible d’acheter une nourriture cohérente, plus de pâtes, de céréales, de riz, de pain…Il ne reste que de vagues chips bleues, des gâteaux spécialement conçus pour Pessah, du Coca et des chewing-gums. Le vaste supermarché de Talpiot restera dans cet état toute cette longue semaine…

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