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28/04/2008

A chaque bâtiment, sa famille

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Théâtres, synagogues, bibliothèques, différents services dans les hôpitaux, différents départements dans les universités, jardins publics…La plupart des bâtiments publics ou privés d’Israël portent les noms des familles qui ont financé leur construction. Dans la grande synagogue de Jérusalem, un mûr entier est dédié à tous ceux qui ont contribué à son financement. A la célèbre université hébraïque, perchée en haut du mont Scopus, tous les pays d’origine des contributeurs sont présents : Etats-Unis, France, Afrique du sud, Etats d’Amérique latine.. Depuis 1948, les familles juives aisées du monde entier ont beaucoup aidé l’Etat à la mise sur pied de toutes les infrastructures.

23/04/2008

Le jeune sergent Benjamin.H

Le jeune sergent a passé le Seder, le dîner de Pessah, avec sa famille et moi comme invitée. « Je suis sergent dans les services de renseignement de Tsahal». Pourtant il est tout jeune, même pas 25 ans, et une timidité qui jure avec son statut. Le jeune sergent est frustré car il ne peut rien dire de ce qu’il fait, de ce qu’il voit. Contrairement à ses amis, les « simples soldats », qui racontent à leurs proches, pour évacuer le stress et la pression, les incursions en Cisjordanie, ou les contrôles aux check points. A la place, il fait de la moto sur les autoroutes israéliennes. Le jeune sergent n’est pas un « fighting soldier », mais il a l’air de savoir beaucoup de choses. D’ailleurs, sa barbe lui donne l’air mystérieux de celui-ci qui se cache. Il raconte qu’à cause de son unité spéciale, il ne pourra pas se rendre dans certains pays pendant les cinq ans après la fin de l’armée : Indonésie, Thaïlande, Egypte, et même la Jordanie. Comme il sait certaines informations, on ne sait jamais, il pourrait se faire arrêter dans ces pays et : parler. Son rêve à lui, c’est plutôt de faire le tour de l’Europe après la fin du service dans six mois. En Israël, tous les jeunes qui finissent l’armée partent quelques mois faire le tour de l’Asie, de l’Amérique du sud ou de l’Europe avant de début leur « vraie vie », comme ils disent. Le jeune sergent est seulement allé dans deux pays étrangers. B.H est un fin diplomate, on a dû lui apprendre comment parler aux gens. Quand je lui demande si les services Israéliens coopèrent beaucoup avec les Européens pour combattre l’Islamisme, il me répond : « Tu connais la réponse toute seule... ». Il ne m’aura rien dit, pourtant j’ai eu confirmation.

B.H, malgré son statut, reste très accessible, dans la vie de tous les jours. C’est qu’en Israël, les soldats ont deux existences distinctes: l’armée et la vie civile. B.H habite près de Tel-Aviv et ce soir-là, après le bon dîner du Seder durant lequel se sont succédé œuf dur, poisson, potage, poulet, re-poulet avec une sauce différente, dessert et thé, B.H a vraiment envie de fumer une clope à la terrasse de l’appartement. Mais sa mère est à côté alors il prend sur lui et me regarde avec ma cigarette, envieux. À la place, il se sert un verre de vodka. La base du jeune sergent est à Jérusalem, mais il n’aime pas beaucoup cette ville, il la trouve trop religieuse, pesante, pas drôle. On ne peut pas vraiment s’y amuser selon lui. De retour à Tel-Aviv pour les vacances, il a l’air de renaître. B.H, avachi sur la chaise de la terrasse du 8e étage, les jambes posées contre le rebord, rigole et regardant ses chaussettes : « Tu sais, quand t’es dans l’armée, dès que tu as la possibilité d’enlever tes chaussures, c’est un soulagement ! ». Son téléphone portable sonne, il parle en hébreu, raccroche et en anglais : « C’est un de mes meilleurs potes qui est complètement athé et qui voulait pas faire Pessah. Il est chez lui, tout seul, il dit que c’est un des pires moment de solitude de toute l’année ! ». A 1h du matin, le Seder terminé, B.H va boire des verres dans le centre de la ville, comme n’importe quel autre jeune.

22/04/2008

La bizarrerie du supermarché vide...

Toutes les allées sont recouvertes de vastes bâches blanches, donnant l’impression que l’énorme supermarché du quartier de Talpiot est sur le point de mettre la clé sous la porte. D’habitude, vers 16h, l’hyper est bondé de toutes ces familles ultra-orthodoxes qui viennent remplir des cadis entiers, transformant les queues aux caisses en attente solitaire et interminable pouvant atteindre les 40 minutes.

Ce jour-là, il n’y a pratiquement personne, l’espace sous-terrain est étrangement silencieux, seules quelques femmes remplissent leurs cadis de lessive, d’huile d’olive ou de lait. Impossible d’acheter une nourriture cohérente, plus de pâtes, de céréales, de riz, de pain…Il ne reste que de vagues chips bleues, des gâteaux spécialement conçus pour Pessah, du Coca et des chewing-gums. Le vaste supermarché de Talpiot restera dans cet état toute cette longue semaine…

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18/04/2008

La guerre du pain aura bien lieu

À la veille de Pessah, la Pâque juive commémorant la fuite des Hébreux hors d’Egypte, et qui dure 7 jours en Israël, la polémique enfle sur la vente de pain.

Récemment, la cour municipale de Jérusalem a décidé d’aller à l’encontre du Bread Ban Act interdisant l’exposition de produits contenant de la levure, donc le pain ou les pâtes, pendant toute la période de Pessah. Elle a considéré que certains lieux étaient autorisés à vendre du pain au levain, qualifiant les pizzerias et autres restaurants de lieux « non-publics » donc non régis par les règles communes.

Or, le commandement religieux interdit strictement de consommer toute nourriture contenant de la levure et 81% des Israéliens suivent cette règle. Pendant une semaine, ils achètent alors du "Matza", ou pain azyme. Cela rappelle le pain que les Hébreux mangèrent lors de l'Exode car ils n'avaient pas eu le temps de laisser le pain lever.

À la Knesset, cette nouvelle a fait grand bruit. Quatre partis (United Torah judaism, Likoud, Shas, National Union-National religious party), ont signé une pétition visant à ôter le terme « public » du Bread Ban Act, considérant que la décision de la cour est une « tentative pour toucher au style de vie religieux en Israël ».

Les ministres ont dû s’en mêler, appelant au calme. « Il ne faudrait pas que la décision de la cour se transforme en guerre culturelle » a déclaré le Premier ministre Ehud Olmert. Quant à Tzipi Livni, ministre des Affaires étrangères, elle considère que cette polémique ravive les tensions entre religieux et laïques israéliens.

17/04/2008

Fin de journée à Tel Aviv

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