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17/04/2008

Fin de journée à Tel Aviv

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16/04/2008

La saison du « Khamsin »

En ce moment, l’air est venteux et étouffant à Jérusalem, et le ciel est loin d’être bleu. La ville est recouverte d’une sorte de manteau bas et gris ou ocre qui ressemble à de la pollution. Cet étrange temps est en fait du au « Khamsin » (prononcé « Ramsine »), un vent méditerranéen chaud, sec et poussiéreux venant soit du Sahara, soit de la péninsule arabique. Il est présent en Israël pendant les inter-saisons, le printemps et l’automne, même s’il est beaucoup moins fort qu’en Egypte. En fait, Khamsin signifie « 50 » en arabe. Cela renvoie au fait que ce vent souffle 50 jours par an.

Aujourd’hui, le ciel est redevenu bleu, offrant aux habitants de Jérusalem un peu de répit pour respirer. Car le Khamsin ne souffle pas continuellement, il revient par intervalles régulier pendant toute la période du printemps et sévit alors pendant quelques jours.

Photo prise près de Haïfa, nord d'Israël

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15/04/2008

Visite de Jimmy Carter en Israël sur fond de polémiques

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De passage en Israël dans le cadre d’une tournée moyen-orientale de 9 jours, l’ancien président américain Jimmy Carter a appelé le Hamas et la Syrie à participer au processus de paix et les Etats-Unis à ouvrir le dialogue avec l’Iran, lors d’une conférence tenue par The Marker, près de l’aéroport international Ben Gourion.

Prix Nobel de la Paix, Carter estime qu’il a encore un rôle à jouer dans la région. Il a ainsi prévu de rencontrer un des leaders du Hamas exilé en Syrie, Khaled Mashaal, ce qui lui a valu une pluie de critiques. Il n’empêche, il a également l’intention de s’entretenir avec le président syrien Bashar al Assad. Objectif : le relâchement de Ghilad Shalit, toujours retenu par le Hamas, mais aussi l’instauration d’un cessez-le-feu entre Israéliens et Palestiniens. Avec ce voyage, Carter souhaite se positionner comme intermédiaire entre Israël, la Syrie et l’Iran. Pourtant, suite aux nombreuses critiques quant à sa rencontre avec Mashaal, Carter a du se rétracter, déclarant: « je représente seulement le centre Carter et ma propre famille, le but de ma visite n’est ni la négociation ni la médiation ».

Face à la polémique, Ehud Olmert, Tzipi Livni et Ehud Barak, ont décidé de ne pas rencontrer Jimmy Carter, officiellement pour des problèmes d’emplois du temps. Réponse de l’ancien président : « j’espère qu’ils daigneront me rencontrer pour que je puisse leur soumettre les idées ou propositions du Hamas». Quant à la Maison Blanche, elle a déclaré via un communiqué que Carter effectuait une visite seulement d’ordre privée, ne souhaitant pas être assimilée à ses propos, et ce alors même que le quotidien britannique the Independant vient d’annoncer que les Etats-Unis et l’Iran entretiennent des discussions secrètes depuis cinq ans.

Jimmy Carter considère en fait que son expérience dans les relations internationales, notamment dans la résolution du conflit népalais peut servir. Il compte aussi sur son image de défenseur de la cause juive. C’est en effet sous son mandat que l’ex-URSS a laissé quelques 25 000 juifs émigrer vers Israël.

Un petit bout de Kazakhstan entre Tel Aviv et Jérusalem

Dans le train, un jeune homme d’environ 25 ans s’assit en face de moi et me dit « tu ne devrais pas laisser ta valise au milieu de l’allée, tu dois toujours la garder à portée de main ». Je pense qu’il va s’en aller mais il reste et commence à me parler dans un anglais très bon, proche de l’accent britannique. Nous traversons les montagnes où se trouve Jérusalem. Le train est très lent. L’inconnu est blond, assez frêle, le visage marqué par la vie. Je lui demande s’il est anglais ou américain. Il me répond : « non je viens du Kazakhstan ». Je crois qu’il se fout de moi alors un peu mal à l’aise, j’essaie de mettre un terme à cette conversation impromptue. Mais l’inconnu continue à me parler : « tu es allemande ? ». Ca me fait sourire et je me demande si j’ai une tête à être allemande. Je lui dis que je suis française et tout de suite il commence à me parler de Sarkozy. « C’est vraiment un mec bien Sarkozy, il soutient Israël et les Etats-Unis alors c’est forcément un mec bien ». L’inconnu à l’allure un peu sauvage est même au courant que le président français s’est marié avec une belle femme « beaucoup plus grande que lui » et ça le faire rire.

Je lui demande si sa famille vit avec lui en Israël. Il me dit que oui. Me fixant avec un regard très perçant, il ajoute : « enfin, ce qu’il en reste ». J’ai un petit rire nerveux. L’inconnu s’appelle Alexandre et est Russe. Il me raconte sa vie, sa décision de partir vivre en Israël il y a douze ans. « Pourtant, on ne me considère toujours pas comme un local… ». C’est pourquoi il a décidé de partir faire l’armée. Pour « rendre à ce pays ce qu’il m’a donné », il me confie. Il n’a pas l’air d’avoir peur, il pense que c’est le seul moyen pour faire partie intégrante de la population.

Toujours dans les montagnes, il voit que je contemple le paysage à travers la fenêtre et me confie : « Là, nous traversons l’antique route que prenaient les Turcs, c’est la plus belle façon d’aller à Jérusalem ». Il me demande où j’ai voyagé lors de ma dernière venue en Israël. Tel Aviv, Jérusalem, Haïfa, le Golan, mais aussi la Cisjordanie, la West Bank comme ils disent ici. Là, je sens la crispation. « Ecoutes, il faut toujours se méfier des Arabes, on peut pas leur faire confiance à ces gens-là. Regardes, les mecs qui ont fait sauter la yeshiva y’a quelques semaines, c’était des Arabes israéliens super respectables, bien intégrés, et regardes ce qu’ils ont fait. On peut pas leur faire confiance ».

Puis changeant complètement de sujet, comme si ce qu’il avait dit était le plus naturel du monde, il me parle de Pessah et des vacances. « Bon, tu dois trouver une famille pour faire le repas. C’est vraiment important, même si c’est très chiant car il faut lire la Torah pendant 2h. Moi je le fais plus trop depuis que ma mère est morte. Elle était très religieuse, mais maintenant, ça me fatigue tout ça ».

En arrivant, il insiste pour m’aider à trouver un taxi. « je vais pas te laisser toute seule sinon il vont t’arnaquer, je vais leur parler hébreu comme ça tu seras tranquille ». Bien vu, grâce à lui, je ne paye que 25 shekels la course, soit 5 euros. Il est toujours mieux, en Israël, de fixer le prix dès le départ.

14:55 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : Kazakhstan, train, armée

 
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