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02/06/2008

Delanoë inaugure la fontaine de l'amitié à Jérusalem

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Dimanche 1er juin 2008, le maire de Paris Bertrand Delanoë était de passage à Jérusalem pour inaugurer une fontaine offerte par la ville de Paris, en compagnie de Uri Lupolianski, le maire orthodoxe de Jérusalem.

Sous un soleil de plomb, la cérémonie s’est tenue en petit comité. Etaient présents quelques personnes de la communauté française, des passants intrigués par le spectacle, les conseillers des deux maires et surtout….beaucoup de journalistes. RTL, RFI, Guysen, Jerusalem Post, ils étaient tous là.

L’inauguration de cette fontaine a été l’occasion pour Delanoë de souhaiter « bon anniversaire » à Israël : « Je suis venu pour dire bon anniversaire au peuple israélien, pour qu’Israël puisse avoir confiance en ses amis, dont la France ».

Delanoë et Lupolianski ont notamment échangé sur les thèmes de la solidarité, de l’aide aux plus nécessiteux et aux personnes âgées.
Delanoë a tenté de complètement dépolitiser sa visite : « Je ne fais pas la politique étrangère de la France, c’est au rôle du Président de la faire. Je n’ai pas été élu maire de Jérusalem donc je n’ai pas à me prononcer. Je ne suis pas un donneur de leçon mais un soldat de la paix ».

Pourtant le matin même, il s’est longtemps entretenu avec Shimon Pérès, Président d’Israël.. l'entretien était à huis-clos et a du bien évidemment être politique.

Lors de la conférence de presse qui s’est tenue à la mairie, Delanoë a quand même déclaré qu’il était inquiet de la poursuite de la construction d’implantations israéliennes à Jérusalem-Est, comme Pizgat Zeev et Har Homa, car selon lui, cela nuit au processus de paix avec les Palestiniens.

01/05/2008

Israël se souvient de la Shoah

Aujourd’hui 1er mai, le pays est en deuil, en souvenir des 6 millions de Juifs, résistants et autres, morts dans les camps de concentration.

Dès hier soir, la plupart des chaînes israéliennes avaient coupé leurs programmes. Quand j’ai zappé sur le câble, je suis tombée sur des images fixes, silencieuses, représentant un drapeau israélien, des barbelés rappelant les camps, ou une bougie.

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D’autres chaînes diffusaient un programme unique : la célébration du souvenir à Yad Vashem, le musée de l’Holocauste à Jérusalem. De nombreuses personnalités étaient présentes: Ehud Olmert, Shimon Pérès, des survivants des camps, des acteurs…

Les chaînes ont aussi programmées de nombreux documentaires ou fictions relatifs à la Shoah ou à l’occupation allemande : « le Pianiste » de Roman Polanski, le téléfilm français Monsieur Léon avec Michel Serrault et Clémentine Célarié, qui parle de la Résistance près de Bordeaux, et un documentaire de la BBC..

Quant aux médias de presse écrite, tous les grands journaux (Jerusalem Post, Haaretz, Yediot Haronot) ont titré leur une sur ce jour de souvenir.

A 10h ce matin, une sirène a retenti pendant deux minutes. Tout le pays s’est alors arrêté.  Hier soir, tous les restaurants et cafés étaient fermés.

10:50 Publié dans Actualité politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : shoah

18/04/2008

La guerre du pain aura bien lieu

À la veille de Pessah, la Pâque juive commémorant la fuite des Hébreux hors d’Egypte, et qui dure 7 jours en Israël, la polémique enfle sur la vente de pain.

Récemment, la cour municipale de Jérusalem a décidé d’aller à l’encontre du Bread Ban Act interdisant l’exposition de produits contenant de la levure, donc le pain ou les pâtes, pendant toute la période de Pessah. Elle a considéré que certains lieux étaient autorisés à vendre du pain au levain, qualifiant les pizzerias et autres restaurants de lieux « non-publics » donc non régis par les règles communes.

Or, le commandement religieux interdit strictement de consommer toute nourriture contenant de la levure et 81% des Israéliens suivent cette règle. Pendant une semaine, ils achètent alors du "Matza", ou pain azyme. Cela rappelle le pain que les Hébreux mangèrent lors de l'Exode car ils n'avaient pas eu le temps de laisser le pain lever.

À la Knesset, cette nouvelle a fait grand bruit. Quatre partis (United Torah judaism, Likoud, Shas, National Union-National religious party), ont signé une pétition visant à ôter le terme « public » du Bread Ban Act, considérant que la décision de la cour est une « tentative pour toucher au style de vie religieux en Israël ».

Les ministres ont dû s’en mêler, appelant au calme. « Il ne faudrait pas que la décision de la cour se transforme en guerre culturelle » a déclaré le Premier ministre Ehud Olmert. Quant à Tzipi Livni, ministre des Affaires étrangères, elle considère que cette polémique ravive les tensions entre religieux et laïques israéliens.

15/04/2008

Visite de Jimmy Carter en Israël sur fond de polémiques

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De passage en Israël dans le cadre d’une tournée moyen-orientale de 9 jours, l’ancien président américain Jimmy Carter a appelé le Hamas et la Syrie à participer au processus de paix et les Etats-Unis à ouvrir le dialogue avec l’Iran, lors d’une conférence tenue par The Marker, près de l’aéroport international Ben Gourion.

Prix Nobel de la Paix, Carter estime qu’il a encore un rôle à jouer dans la région. Il a ainsi prévu de rencontrer un des leaders du Hamas exilé en Syrie, Khaled Mashaal, ce qui lui a valu une pluie de critiques. Il n’empêche, il a également l’intention de s’entretenir avec le président syrien Bashar al Assad. Objectif : le relâchement de Ghilad Shalit, toujours retenu par le Hamas, mais aussi l’instauration d’un cessez-le-feu entre Israéliens et Palestiniens. Avec ce voyage, Carter souhaite se positionner comme intermédiaire entre Israël, la Syrie et l’Iran. Pourtant, suite aux nombreuses critiques quant à sa rencontre avec Mashaal, Carter a du se rétracter, déclarant: « je représente seulement le centre Carter et ma propre famille, le but de ma visite n’est ni la négociation ni la médiation ».

Face à la polémique, Ehud Olmert, Tzipi Livni et Ehud Barak, ont décidé de ne pas rencontrer Jimmy Carter, officiellement pour des problèmes d’emplois du temps. Réponse de l’ancien président : « j’espère qu’ils daigneront me rencontrer pour que je puisse leur soumettre les idées ou propositions du Hamas». Quant à la Maison Blanche, elle a déclaré via un communiqué que Carter effectuait une visite seulement d’ordre privée, ne souhaitant pas être assimilée à ses propos, et ce alors même que le quotidien britannique the Independant vient d’annoncer que les Etats-Unis et l’Iran entretiennent des discussions secrètes depuis cinq ans.

Jimmy Carter considère en fait que son expérience dans les relations internationales, notamment dans la résolution du conflit népalais peut servir. Il compte aussi sur son image de défenseur de la cause juive. C’est en effet sous son mandat que l’ex-URSS a laissé quelques 25 000 juifs émigrer vers Israël.

 
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